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Voeux d’espoir pour un temps de crise.
Dans quelques jours, en
famille ou entre amis, nous
nous apprêterons tous à
fêter le nouvel an. Ce sera
alors l’heure de formuler
des voeux traditionnels. De
bonne santé, de solidarité,
de générosité pour nos
proches, pour ceux qui
sont dans la difficulté ou
dans la solitude. Penser à
celui qui souffre, c’est déjà
commencer à lui ouvrir
son coeur et être prêt à lui tendre la main.
De Tunis à Tripoli en passant par Sanaà et le Caire, le vent
de la révolte a soufflé, apportant en général avec lui celui
de l’intégrisme religieux… A l’ère des communications tous azimuts, quand les
idéaux parfois contradictoires de liberté et de consommation
s’entrechoquent, tout s’avère possible. Le meilleur
comme le pire. Le triomphe de la démocratie mais
aussi les récupérations idéologiques ou les manipulations
fanatiques.
Quant à l’Europe, elle a bien du mal à s’extirper des
sables mouvants des déficits. La culture de la facilité et
de la politique à crédit a atteint ses limites. Au moins la
crise de l’Euro et l’incendie grec nous ont-ils permis de
prendre conscience des dangers. L’endettement est un
mal d’autant plus vicieux qu’il reste longtemps indolore.
Austérité, rigueur, peu importe le mot, mais tous les
Etats d’Europe, et notamment la France, devront rétablir
leurs comptes publics et leurs dirigeants ne pourront fuir
la réalité pour la virtualité. Ce n’est qu’à ce prix que notre
indépendance sera sauvegardée, car les investisseurs
qui souscrivent notre dette peuvent nous dicter leurs
conditions…
2012 sera aussi l’année du grand débat présidentiel, ce
rendez-vous démocratique qui offre à nos concitoyens un
choix pour l’avenir en éclairant leur réflexion sur la
société que nous voulons bâtir pour nos enfants et petitsenfants.
Liberté ou laxisme, égalité ou égalitarisme,
fraternité ou assistanat ? Face à ce monde toujours plus
compliqué où nos repères vacillent, nous aurons incontestablement
besoin d’un président responsable, pragmatique,
expérimenté, capable de réformer et de savoir
être momentanément impopulaire quand la situation
exige de prendre des décisions difficiles. Nous verrons
bien… Mais une seule chose est certaine : en juillet
prochain, la crise sera toujours là et les promesses
d’aujourd’hui risquent de faire les déçus de demain…
Enfin, mon dernier voeu sera à la fois patriote et sportif :
puissent quelques athlètes français nous faire vibrer l’été
prochain lors des jeux olympiques, et de belles
“Marseillaise” résonner sur les podiums londoniens.
Bonne année à tous !
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