La pompe à feu, située sur les bords de l’Oise, fut construite sous le Premier Empire et alimentait en eau le palais impérial de Compiègne.
En 1811, lors d’un projet de renouvellement de la précedente machine dûe à l’ingénieur Cordelle, qui permettait de remplir le grand réservoir du château en eau, trois idées ont été envisagées : une pompe à manège à chevaux, un bélier hydraulique par Mongolfier et une pompe à vapeur, dite « pompe à feu », inventé par Perier.
C’est cette solution qui est retenue par Berthault, jardinier au château, pour alimenter en eau la serre tempérée et les jardins.
Un nouveau bâtiment, en pierre de calcaire et toiture en ardoises est alors érigé en bordure du canal de l’Oise, surplombant le chemin de halage pour protéger la pompe à feu. Tombant en vétusté, cette pompe fut remplacé par une machine à vapeur Farcot.