Le camp de Royallieu n’avait pas de façade. Il avait une clôture l’isolant de l’environnement, le retranchant de la ville. Si la clôture isole, la façade représente, elle identifie.
La nouvelle institution a besoin d’une façade, d’un visage correspondant à la nouvelle destination du site et qui la représente face à la ville et à la société des hommes, une façade qui soit une forme de cadrage, de mise en scène du lieu, une façade qui soit aussi un seuil et une préparation à la visite.
Cette façade est constituée de deux plans de béton blanc, en écho de la double clôture du camp et de la constitution crayeuse du sol, entre lesquelles s’insèrent les différentes fonctions d’accueil: information, billetterie, boutique, zone de repos, coin cafétéria... Discontinus, ils ménagent des vues sur le hall et l’intérieur du lieu, des appels à la visite.
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